Réseau ... social ?

Publié le par Isa

Depuis que je me suis inscrite sur Facebook, je prends moins de nouvelles des gens. Enfin, j’en prends toujours… via ce réseau social. Depuis longtemps je n’écris plus de textos ou de mails à mes amis, alors ne parlons pas des lettres ! Mais la facilité a pris le pas sur la sincérité, et parfois même sur l’amitié. Je ne reçois presque plus rien non plus, mais comment blâmer les gens pour quelque chose qu’on est la premiére à faire ?

 

« Loin des yeux, loin du cœur » peut désormais se moderniser en « loin du net, loin du cœur » : pas de mise à jour de ton statut ? Tu disparais de mon fil d’actu, et petit à petit de mon esprit… Le réseau social finit par éloigner les gens au lieu de les rapprocher, la fainéantise devient la norme.

Alors oui, je commente les statuts des gens, je prends rapidement des nouvelles au détour d’un post plus intrigant qu’un autre, mais sans plus. Surtout, ne pas poser de questions qui fâchent, qui permettraient aux gens de donner de vraies nouvelles, de parler avec eux de leur problèmes, leurs joies et leurs peine, leur vie tout simplement. Ne pas les appeler non plus, ça prend du temps, des fois qu’ils racontent leur vie depuis que nos chemins se sont écartés. Surtout, rester superficielle, cliquer sur « J’aime » et poster un « lol » de temps en temps, pour faire comme si on s’intéressait vraiment aux gens. Alors que tout ce qu’on attend, c’est qu’ils cliquent sur « J’aime » quand on change de statut, et qu’ils écrivent « mdr » en-dessous. Pas moins, mais pas plus non plus.

 

Je prends conscience de tout ça et je me rends compte que finalement, j’aimais mieux mon internat en BTS. Oui il y avait des tensions entre les personnes, oui j’étais loin de chez moi et souvent c’était dur d’avoir quitté le cocon familial, mais en contrepartie, il y avait la chaleur humaine.

Les pauses café où l’on parlait de tout et de rien, et surtout des profs (pour en dire du mal, sinon c’est pas drôle ^^). Les sessions de travail en groupe qui finissaient irrémédiablement en papotage et commérages. Les soirées « films de filles » dans la chambre d’une copine ou d’une autre, à regarder le film entre deux potins. Les soirées du jeudi soir, évidemment, mais aussi celles du vendredi et du samedi, où l’alcool déliant les langues, on apprenait à connaitre les amis et à les réconforter, à parler aussi, pour s’éclaircir les idées ou panser tant bien que mal notre cœur. On apprenait la vie, en somme.

Et les soirées plus calmes, n’importe quand, quand je ne me sentais pas bien et qu’il fallait que je parle, quand je débarquais dans la chambre d’un ou d’une ami(e), qu’il ou elle m’accueillait d’un « qu’est ce qui va pas ? », posait ses cours pour mieux m’écouter et sortait les mouchoirs si besoin. Ces gens-là me manquent, ces moments-là me manquent. Et je m’en veux d’avoir perdu le contact avec eux, de me contenter d’un texto tous les 6 mois, et de ne pas chercher à donner plus, pour recevoir plus.

Bien sûr que la vie nous éloigne, bien sûr qu’il y a la géographie contre nous, et alors ? J’aimerais tellement vous revoir, vous parler, vous serrer dans mes bras…

 

  Lande à genévriers

 

« Bien sûr on est blasé de tout, bien sûr on ne s’étonne plus de rien, bien sûr ça n’est pas grand chose, qu’une photo aujourd’hui, quoi demain ?

Bien sûr je continuerai à être libre, bien sûr qu’on galère tous à faire nos courses, bien sûr qu’il y a toujours plus grave, bien sûr, bien sûr...

Mais les symboles sont là pour stigmatiser très souvent des maux bien plus profonds, et les choses sans grande importance à première vue cachent souvent des forêts qui le jour où elles prennent feux font bien plus de dégâts que la liberté.

Damien Saez »

Publié dans Divers et varié

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Isa 19/09/2011 10:25



@Jennifer : je suis d'accord avec toi, le savoir est déjà un grand pas de fait, mais je me demande si c'est suffisant. Vaste débat en perspective ^^


merci de ton passage par ici !



Gotrekounette 01/09/2011 22:06



Je savoir est déjà beaucoup (et necessaire pour l'améliorer).


signé : Jennifer de facebook.